Forum Avantage Numérique

Digitalisation de l'enseignement supérieur et risques de technocolonialité : regards d'ici et d'ailleurs

le 23 avril 2021 à 13 h

Avec Thomas Hervé Mboa Nkoudou

De nos jours, il est indéniable que la digitalisation a un impact transformateur sur nos sociétés ; et l’enseignement supérieur n’est pas en marge de ces changements. Qu’il s’agisse des offres de service, des pratiques pédagogiques ou de la diffusion de l’information scientifique, le numérique et particulièrement Internet sont aujourd’hui l’épine dorsale du fonctionnement des universités ; une importance confirmée en ces temps de COVID-19.
Sans remettre en question son bien-fondé, il me semble important de s’intéresser également aux nouveaux défis que soulève la digitalisation. Tel est l’objet de cette conférence qui portera sur les aspects insidieux de la digitalisation. Il ne s’agira pas de revenir sur les aspects négatifs traditionnellement connus de la digitalisation. ; Il est question d’aborder la digitalisatation sous le prisme des logiques de colonialité qui, de façon invisible ou involontaire, trouve généralement des ancrages dans les pratiques institutionnelles.
Pour ce faire, le conférencier, de par son regard pluriel, riche de son expérience dans les milieux universitaires du Canada, du Cameroun et ailleurs en Afrique, proposera des outils qui permettront aux participants d’identifier et de faire face à l’avenir, aux risques de technocolonialité.

Thomas Hervé Mboa Nkoudou

Thomas Hervé Mboa Nkoudou est titulaire d’un doctorat en communication publique de l’Université Laval et professeur à l’École Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC) de l’Université de Yaoundé II au Cameroun. Comme chercheur, Thomas s’inscrit dans une approche théorique ancrée dans les études décoloniales et les approches critiques du développement, ses travaux portent sur la science ouverte, l’innovation sociale, la production par les pairs et les humanités numériques. Membre associé du Laboratoire sur la Communication et le Numérique de Montréal (LabCMO), il est également chercheur invité au sein du groupe de recherche Open AIR (Open African Innovation Research) du Centre for Law, Technology and Society de l’Université d’Ottawa.
Comme « Hacktiviste », Thomas Mboa est le fondateur du Mboalab; un biohackerspace situé à Yaoundé au Cameroun, qui est profondément engagé dans la promotion du DIYbio et la démocratisation de la biotechnologie en Afrique. Thomas codirige également le réseau Africa Open Science & Hardware, qui vise à mettre en lien les acteurs de de la culture Open Tech d’une part de catalyser l’innovation ouverte d’autre part.