Darlene Ya aux résidences artistiques de La Slague

Darlene Ya aux résidences artistiques de La Slague

La Slague est fier de vous présenter Darlene Ya, l’une des artistes sélectionnées pour les résidences artistiques 2025-2026. Darlene est une grande complice de La Slague, spectatrice assidue, membre active de la communauté artistique et culturelle, et même hôte d’un de nos spectacles de la série Au bistro des découvertes ! durant la saison 2.

Dans le cadre de la résidence, chaque artiste a été invité à présenter une première écoute de leur projet, devant une vingtaine de personnes, afin de recueillir des commentaires constructifs et positifs avant la présentation à notre deuxième lancement de demi-saison. L’année prochaine, les résidents présenteront leur grande finale, la version complète de leurs œuvres.

Apprenez à connaître Darlene Ya !

Nous avons posé une série de questions à Darlene pour mieux comprendre son parcours et sa démarche artistique.

1/ Qu’est-ce qui vous a motivé à poser votre candidature à la résidence artistique de la Slague cette année, et comment avez-vous accueilli la nouvelle de votre sélection ?
“Au début, l’appel m’a interpellée, mais je n’étais pas certaine de pouvoir postuler car je suis anglophone, certe francophile, mais non francophone. Après en avoir discuté avec Joëlle Villeneuve, gestionnaire de la Slague, elle m’a encouragée à tenter ma chance, et me voici !

À l’annonce de ma sélection, j’ai ressenti une grande joie, ainsi qu’un regain de motivation et d’ambition pour développer un nouveau projet. Travailler seule peut parfois freiner ma motivation, donc collaborer avec La Slague m’offre un cadre stimulant et nourrissant pour créer de la musique.

Je suis très reconnaissante de faire partie d’une cohorte d’artistes et d’avoir la chance de partager mon art à la Place des Arts. L’énergie et le soutien qu’on y retrouve sont précieux pour moi. J’adore participer à cette curiosité collective qui nous pousse à découvrir de nouveaux talents.”

2/ Comment décririez-vous l’apport de Dan Bédard en tant que directeur artistique, ainsi que de votre mentor dans le cadre de votre projet ?
“Les connaissances et le soutien de Dan Bédard, ainsi que de mon mentor Peter Cliche, m’aident énormément. Seule, c’est plus difficile d’explorer et de comprendre certains aspects techniques. L’équipement que je souhaite utiliser se trouve complètement hors de mon univers, mais grâce à eux, je reçois un appui solide et j’apprends les meilleures pratiques pour l’utiliser.”


3/ Qu’est-ce que vous espérez que le public ressente lorsqu’il découvrira le fruit de votre travail à la fin de la résidence ?
“J’aimerais que le public puisse chanter avec moi lors du spectacle final. Mes œuvres sont sans paroles, très interactives. C’est pour cette raison je souhaite que les gens participent : on oublie les mots, on utilise les sons et on vit l’expérience ensemble. Tout le monde peut y participer ! Certaines personnes pensent que chanter doit être réservé aux professionnels, mais en réalité, tout le monde chante : pour réconforter les enfants, pour fêter un anniversaire… Le chant n’est pas seulement pour les experts, il appartient à tout le monde.”

4/ Comment percevez-vous la scène musicale franco-ontarienne aujourd’hui ?
“Je trouve que la culture francophone garde une grande vitalité créative. Elle déborde de culture et d’énergie, et c’est ce qui m’attire. Je suis très inspirée par plusieurs artistes francophones, dont Mehdi Cayenne, qui m’a vraiment éblouie lors de son dernier passage à La Slague.

À la Place des Arts, lorsqu’un artiste partage son énergie, la salle renvoie une énergie tout aussi forte. Cette réciprocité est inspirante.”

5/ Que souhaitez-vous apprendre lors de votre résidence artistique ?
“J’aimerais développer mes compétences. Je veux comprendre la console, ce que chaque bouton fait, le timing, la technique derrière tout ça, afin de créer la musique que j’ai en tête. En somme, j’aimerais passer à un niveau supérieur, autant sur le plan technique que créatif.”

6/ Quel a été votre premier contact avec la musique ? Et quand avez-vous réalisé que la musique n’était pas juste une passion, mais quelque chose que vous vouliez poursuivre sérieusement ?
“À l’âge de 7 ans j’étais en amour avec un garçon plus vieux, un amour non réciproque. Cette expérience m’a inspiré à créer ma première chanson, qui n’avait que quatre vers. C’est seulement à 22 ans que j’ai vraiment commencé à poursuivre la musique. 

Ce qui a commencé comme une passion est devenu ma carrière, 30 ans plus tard, j’y suis encore ! À l’époque, à London, ON, je jouais dans un groupe, mais j’ai fini par réaliser que si je ne quittais pas la ville, je ne pourrais pas continuer à grandir et progresser. 

Je me suis acheté une motocyclette et j’ai voyagé pendant 25 ans ! La musique est devenue mon passeport autour du monde. Entre la rue, les festivals et les bars, j’ai pu créer des liens, me faire des amis et vivre des expériences incroyables.”


7/ Quel est votre plus grand rêve en lien avec la musique ?
“L’un de mes rêves est que ma voix donne aux gens la force de parler. Je veux qu’ils vivent l’expérience du chant, qu’ils comprennent que chanter est un droit inaliénable, une vitamine gratuite et merveilleuse. Je veux montrer que tout le monde peut chanter, créer des sons, vibrer, participer.

C’est ça, pour moi, la plus belle place de l’art : comme un chef qui veut nourrir les gens.”

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Restez à l’affût : La Slague vous dévoilera bientôt le prochain artiste des résidences artistiques 2025-2026, Jonathan Okoua !