Elisapie

May 7, 2019 at 7:00pm

Ambassadrice de la culture inuit, Elisapie représente la beauté du Grand Nord, un peu sauvage, un peu brute. Son album The Ballad of the Runaway Girl est le conte musical d’une Inuk expatriée. Aujourd’hui, en posant un regard plein de tendresse sur son peuple, elle renoue avec ses origines et offre un folk bien habité. Elle se livre sans détour, racontant son histoire et faisant briller quelques classiques de la culture musicale autochtone. C’est un retour aux sources, tantôt doux, tantôt cru, avec sa façon bien à elle de mélanger l’inuktitut, l’anglais et le français. Ce projet vous fera découvrir le personnage derrière la musique de son nouvel album. 

 

Née d’un père blanc anglophone de St-John et d’une mère inuit, Elisapie grandit à Salluit au Nunavik, une communauté de 1 400 habitants située au nord de l’Arctique québécois. Elle déménage à Montréal au début de sa vingtaine pour y étudier et s’y installera pour de bon.

 

Abonnement de saison

En 2004, Elisapie fait sa marque sur la scène musicale avec un premier projet musical appelé Taïma. Elle est accompagnée d’Alain Augé. L’album remporte un prix JUNO dans la catégorie de Meilleur album autochtone.

The Ballad of the Runaway Girl

Avec trois albums en poche, soit TaïmaThere Will Be Stars et Travelling Love, Elisapie sort en 2018 The Ballad of the Runaway Girl. Ce plus récent album est une oeuvre marquante dans la carrière de l’auteure-compositrice-interprète. Jamais elle n’a puisé aussi profond en elle-même pour offrir ces nouvelles chansons.

Dans cet album et spectacle, elle parle notamment de ses différents défis personnels en tant que femme : l’enfant adoptée, la mère ou encore l’amoureuse. Et on y découvre, plus que jamais, une Inuk fière de ses origines qui travaille à la reconnaissance des difficultés historiques de son peuple.

Les 11 morceaux de l’album s’imbriquent les uns dans les autres pour former une seule et même histoire, celle d’Elisapie. The Ballad of the Runaway Girl est un geste poétique de caractère, mû à la fois par l’urgence, la contestation, la douceur et la sensibilité. C’est une œuvre pleinement assumée qui lui permet de s’ancrer dans la vie, un manifeste artistique qui efface tout désir de fuite.

Ses inspirations

Ses compositions inspirées dépeignent ses états d’âme. La chanson Ikajunga, par exemple, aborde un post-partum qu’elle a vécu.

Mentionnons également Don’t Make Me Blue, qui raconte l’histoire d’amour d’une femme mature, ainsi que Rodeo, qui fait écho au désir d’Elisapie de quitter son village natal.

Il y a aussi la touchante Una, chanson de la réconciliation dans laquelle Elisapie demande à sa mère biologique ce qu’elle a ressenti quand celle-ci l’a donnée en adoption.

N’oublions pas ces morceaux à travers lesquels l’artiste prend position sur des enjeux sociaux touchant les Premières Nations et les Inuits. Sur Arnaq, Elisapie rend hommage aux femmes et aux filles autochtones disparues ou assassinées au Canada. Dans Ton vieux nom, elle exhorte son peuple à réaffirmer sa fierté.

Il y a aussi The Ballad of the Runaway Girl, chanson écrite par son oncle. Non seulement cette dernière pièce fut une influence majeure quant à l’éveil musical de la jeune Elisapie, elle illustre à merveille le besoin de fuir sa réalité de l’époque. Wolves Don’t Live by the Rules est une autre reprise. Ce morceau emblématique de la culture inuit a été écrit par Willie Thrasher. Enfant, celui-ci a été envoyé dans les pensionnats et a été coupé de sa culture, au point d’en oublier sa langue maternelle.

Déposant un regard plein de tendresse sur son peuple, elle renoue avec ses origines et offre un folk bien habité. Elle se livre, sans détour. C’est un retour aux sources, tantôt doux, tantôt cru avec sa façon bien à elle de mélanger l’inuktitut, l’anglais et le français. C’est le projet qui fera découvrir le personnage derrière la musique de son nouvel album.

À propos

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